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L'état vient de créer, d'ailleurs un "marché au esclaves" : l'agence nationale pour l'emploi"
Andreï Makine / Prisonnier du rêve écarlate
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Celui qui suit son étoile ne revient pas en arrière
Heinrich Vogeler
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Chapitre I - rouge
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Et par Saint Michel...Vive les Paras!
Qui étais-tu ?...
Quels étaient tes rêves ?
Es-tu... victime ou coupable ?
"Garde à Vous !... Présenteeez !..." de LECÔCQ
Esquisse sur toile
Janvier 2023 Valence
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J'étais en permission pendant mon service national et je suis allé voir mon ami Richard qui tenait le buffet de la gare avec son père. Je me suis installé au comptoir en face de lui. J'étais vêtu de mon uniforme de para. J'étais fier comme un coq et discuter avec mon pote avant de reprendre le train en direction de la caserne me ravissait. A côté de moi il y avait un petit homme à moitié ivre avec un verre vide. Soudain cet homme m'aborde et me dit :
- "Para paye un verre à un ancien du 2ème R.E.P dans le besoin ! ".
Brièvement je regarde ses bras et je vois des tatouages de la légion. Sans hésiter je regarde Richard et je lui dis :
- "remet lui un verre !".
Richard refuse. Il veut se débarrasser de lui. Je hausse le ton et je lui ordonne de lui mettre une bière quitte à mettre notre amitié en jeu. Il le sert à contre cœur. Le soi-disant alcoolique de Richard me regarde et dit :
- "Para un jour ! …"
et je lui réponds aussi sec :
- "... Para toujours !"
Et cela sous les yeux ébahis de mon ami qui me réplique :
- "… mais tu le connais pas !??"
Je lui dis que non mais que chez les paras nous sommes tous une famille et que cet inconnu c'est un peu comme un grand frère pour moi. Et j'ajoute ensuite :
- "Tu ne sais pas pourquoi il boit… Il boit peut-être pour oublier les horreurs des combats ou à cause de la misère ou souffre il simplement d'une addiction à l'alcool, peu importe… Cet homme reste un frère d'armes pour moi et si j'ai les moyens de lui offrir un verre… je le fais! Nous, nous avons le respect des anciens. C'est ça la solidarité entre paras que toi tu ne peux pas comprendre."
Sur ce discours l'ancien du 2ème R.E.P leva son verre dans ma direction et ajouta sur un ton reconnaissant :
- "Santé para !".
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Ils ont brisé mon violon
Parce que j'ai l'âme française
Et que, sans peur, aux échos du vallon
J'ai fait chanter la Marseillaise
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Ceux du Liban / Chant Militaire
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Excusez Monsieur le juge mon pauvre style, mais je suis un soldat et non un romancier.
Sorj Chalandon / Enfant de salaud
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Chapitre II - bleu
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Mon passé, ces jours pourris, j'ai envie de les oublier. C'est pour ça que je n'ai jamais fait grand-chose, j'ai vécu un peu comme si c'était un jeu... mais ça ne marche pas. J'ai beau me laisser porter, rien ne change. Mon existence n'a aucune réalité, j'ai pas l'impression de vivre. Et du coup, j'arrête pas de ruminer le passé. Mais... je suis un être humain, quand même. Je sais bien que je peux pas continuer comme ça. Alors j'ai envie de réalité. Même si ça doit être une question de vie ou de mort. Et dans ce cas, j'arriverais sans doute mieux à guérir de ce qui me fait souffrir.
Durian Sukegawa / le rêve de Ryôsuke
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-M- Philippe Katerine / La Chanson du Barde
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Été 1992, je participe à la vie du village olympique de Barcelone.
Je suis tantôt au self, aux plateaux (le stand plateaux, couverts et serviettes
qu'il faut constamment recharger) ou en cuisine. Ce jour-là j'étais aux
plateaux et je regardais les accréditations en quête d'autographes. Quand
soudain un homme arrive avec MONC comme pays sur son badge. Je le regarde et je
lui dis : - c'est quel pays MONC ?
Il me regarde dans les yeux avec un sourire et me dit : - ha ça ! Puis il s'en va lorsque soudain je mets un nom sur son visage. Et je me dis en moi même :
- oh putain c'était le prince Albert de Monaco mais qu'est-ce que je
suis con.
Un peu plus tard à l'heure du repas un officiel descend les
marches du restaurant sous les applaudissements des athlètes. Cette fois ci je
le reconnais du premier coup. Juan Carlos roi d'Espagne vient visiter les
installations.
Une autre fois j'étais sur un self lorsque Patrick Bruel se
présente à mon stand. C'était l'époque de son apogée avec l'album "Alors
regarde". Il était commentateur pour canal. Je suis le premier à le voir.
En le servant je lui demande poliment s’il peut signer un autographe pour ma
sœur et à ma grande surprise il accepte. Une fois le précieux sésame en poche.
Une nuée ou plutôt un troupeau de filles est apparu en criant ce qui a provoqué
sa fuite. Aujourd'hui encore son autographe trône à l'intérieur de son CD chez
ma sœur.
Comme quoi les compétitions sportives entre nations sont vitales
puisqu'il s'agit en quelque sorte d'une guerre mondiale mais beaucoup plus
intelligente car elle ne fait pas de victimes.
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Chapitre IV - jaune
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Tu n'essaieras plus de changer les autres, mais tu apprendras à vivre de telle manière que les autres voudront savoir ce que tu as qu'ils n'ont pas.
Eileen Caddy / La petite voix (8 août)
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1994, je suis envoyé à Biarritz à l'hôtel du palais pour faire mon stage de pratique barman. Pendant ce stage se déroule le sommet Franco-africain. C'est la deuxième fois que je participe à un événement. Dès le début du sommet j'ai la chance de voir les présidents africains de très près. En effet depuis le bar il y a une vue plongeante sur eux en train de se restaurer midi et soir. Ils viennent parfois au bar je les sers mais je ne les connais pas. Le seul que j'ai reconnu c'est Mobutu avec sa toque léopard. Il s'est assis en salle et m'a dit d'un ton courtois : - Pourrais-je avoir un jus de tomate ? Hahaha en moi-même je me suis dit comment un tel tyran dans son pays peut être aussi poli avec moi. Alors que certaines personnes françaises pour obtenir un jus de tomate vous adresse la parole en vous ordonnant : - un jus de tomate ! Sur un ton sec comme s'il parlait à leur chien. Bref revenons au sommet, un jour le chef barman me demanda de débarrasser un salon. En passant dans le couloir pour m'y rendre, je vois un groupe d'hommes marchant dans ma direction. Je me place alors sur le mur du couloir le dos au mur pour leurs laisser le passage. Et à ma grande surprise au centre il y avait un petit homme d'une pâleur extrême. Je le regarde… Il me regarde… C'était le président de la République : François Mitterrand. Puis plus tard dans un autre salon le chef Barman me demande de passer auprès des ministres français avec la cave à cigares. Au retour il me dit tu en as vendu combien ? je lui dis dix. Il me répond alors on en facture 20. Et pour se justifier, il me rétorque avec un grand sourire : - "on s'en fout : c'est la France qui paye !"
Je détestais vraiment ce type.
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Chapitre V - noir
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Parfois, on oublie ses rêves, on ne se souvient plus du bonheur.
Cedric Gras / Anthracite
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Chapitre VI - rose
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Pourquoi voulons-nous vivre pour toujours ? Parce que nous espérons que demain nous apportera quelqu'un que nous aimerons. Parce que nous voulons vivre un jour de plus avec la personne qui est à nos côtés. Parce que nous voulons rencontrer quelqu'un qui mérite notre Amour et qui saura également nous aimer comme nous pensons le mériter. C'est pourquoi l'être qui n'est aimé de personne éprouve un profond désir de mourir. Tant qu'il aura des amis, des gens qu'il aime et dont il est aimé, il vivra.
(Au sujet de l'amour)
Pareille à des brassées, il vous ramasse et vous enlace.
Il vous bat au fléau pour vous mettre à nu.
Il vous passe au tamis pour vous libérer de votre bale.
Il vous moud jusqu'à la blancheur.
Et il vous pétrit au point de vous assouplir.
Puis il vous livre à son feu vénéré, afin que vous deveniez pain sacré pour le saint festin de Dieu.
Khalil Gibran / Le prophète
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"Un Mari Sinon Rien... La Clairière au Crépuscule"
de Lecôcq
Huile sur toile
Août 2023 Valence
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La Petite Culotte / La goffa Lolita
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J’ai
croisé le chemin de Jésus ou plutôt celui de la Vierge Marie ! Oui, ma
grand-mère a eu raison de prier pour moi… Il y a bien des miracles à La Salette.
Cette belle histoire m’est arrivée en 2007. Je sortais à peine de mes années drogues et je me sentais encore faible, prêt à craquer à n’importe quel moment mais je luttais et je voulais croire que ces années-là étaient derrière moi. Ecœuré par le stress que je subissais au travail et par les nombreux travails pourris que j’ai effectués dans ma carrière et me retrouvant au chômage actuellement, je surfais sans espoir sur le pole-emploi lorsqu’une annonce attira mon attention : une communauté de religieux recherche un barman pour une saison. Je me suis alors dis qu’au moins des curés dans un monastère ça devait respecter les conditions légales du travail. Et puis, de toute façon, je n’arrêtais pas de dire que je n’avais plus qu’à me faire moine et que je n’étais plus bon à rien. Et qu’ainsi ce serait l’occasion de voir si la vie en communauté me plairait… après tout, pourquoi pas. Et puis, dans le cas où elle ne me plairait pas, cela aura été ma façon à moi de demander pardon à Dieu pour m’être drogué. Je réponds donc à l’annonce et deux jours plus tard je suis invité à me présenter auprès d’Emmanuelle L. qui me fait passer un premier entretien en compagnie d’elle-même et de Sœur Rivette. L’entretien se passe ensuite avec le directeur adjoint, Monsieur G.
En descendant de la montagne… (Non ce n’est pas la chanson de Thiefaine) je reçois un appel du directeur adjoint qui m’annonce que je suis pris. La saison commence donc le 1er avril, je pose mes affaires dans ma chambre où je m’installe pour sept mois et puis je descends au bar me présenter auprès de Sandrine la chef du bar. Le travail se déroule très bien et je passe mes soirées avec les résidents qui travaillent à l’année : Mousse et Marc le réceptionniste. Ils n’ont de cesse de me répéter que je vais tomber amoureux ici ! Moi je leurs rétorquais que je suis là uniquement pour le travail. « Tu verras à la première russe tu vas te marier avec ! »,- me disent-ils encore pour accentuer l’histoire. Plus les beaux jours arrivent et plus la fréquentation du sanctuaire augmente. Et puis un jour deux filles viennent au bar et demandent deux jus d’oranges. La première, avec une forte poitrine, n’oublie pas de poser ses seins sur le bar mais malheureusement pour elle mon regard est captivé par la deuxième, la plus jolie fille que j’ai jamais vue, exactement celle qui correspond à la fille de mes rêves. Je les sers et dans ma tête je me dis : « Arrête de rêver Ludo ! Une fille comme ça ne s’intéressera jamais à toi car tu n’es pas assez bien pour elle ! Contente-toi de la regarder comme un bijou qu’on désire mais qui restera inaccessible faute de moyens.»
Le lendemain à l’ouverture du bar je la voie qui se présente devant moi et qui me dit : « bonjour je suis Katja et je viens travailler au bar. » A cet instant précis dans ma tête le temps s’est arrêté : J’ai fait youhou ! (En me levant de ma chaise et en accompagnant ce geste d’une ola spontané à moi seul). Le jour même j’ai prévenu mon collègue qu’il pouvait toutes les draguer sauf Katja et bien sûr, qu’a fait mon collègue ?…exactement l’inverse il l’a invité l’après-midi même à aller au lac avec lui mais elle accepta uniquement pour me rendre jaloux. Cette tactique a très bien fonctionné. Effectivement, j’étais jaloux et malgré tous mes efforts pour cacher mes sentiments je décidais désormais de l’ignorer et de la considérer comme perdue. Nous étions deux alors à cacher nos sentiments et à nous ignorer jusqu’au jour où mon collègue m’a demandé de le remplacer un soir. Je lui demande alors avec qui tu travailles ? Avec Katja me répond-il. « Oh non ! Quelle torture, je ne peux pas bosser avec elle, elle me fait la gueule tout le temps ». Mais il insista alors je lui ai dit d’accord mais que d’abord je devais aller lui parler. Je débarque soudain comme un fou dans la cuisine du bar en m’adressant à Katja et je lui ai dit d’un ton agressif : « C’est quoi ton problème avec moi ? Parce que ce soir on va bosser ensemble ! ». « Rien… rien… tout va bien » répondit-elle d’un air innocent faisant celle qui ne comprend pas ce qui se passe. Et puis soudain son sourire est apparu comme le soleil et son comportement a été merveilleusement agréable durant tout le service. Si plaisant que je ne voulais pas que cela se termine. Ce pur bonheur fut partagé et elle me proposa de faire un ping-pong après le service. Nous jouons donc au ping-pong quand une envie de fumer me prit. Elle me suivit dehors et je vis également cette envie sur son visage, je lui propose donc une cigarette qu’elle accepta mais je fumais déjà la dernière de mon paquet. Je lui propose d’aller dans ma chambre ou se trouve un paquet neuf et que je lui promets que je ne lui fais pas un mauvais plan pour l’attirer dans ma chambre. La soirée continua dans ma chambre ou nous discutons jusque tard dans la nuit. Finalement, elle me quitta pour rejoindre sa chambre et je lui dis qu’il fallait qu’elle revienne demain pour fumer avec moi. Le lendemain elle ne vint pas. J’ai alors dit tout fort le surlendemain à qui veut l’entendre que les russes n’avaient pas de parole. Elle m’expliqua alors que je parlais trop vite pour elle et qu’elle comprenait tout le monde sauf moi. C’est vrai que je parle vite et je fis alors un effort pour ralentir mon débit et donc le soir même nous nous sommes donnés rendez-vous dans ma chambre pour regarder « le transporteur ». Quand soudain elle me dit vers le milieu du film : « Tu es un timide toi ! ». Je lui demande alors : « pourquoi je te plais ? ». Elle finit par me dire que je lui plaisais, nous nous sommes alors embrassés toute la soirée. Je croyais vivre un rêve éveillé : j’embrassais la fille de mes rêves et c’était la réalité !
Le lendemain je suis allé sur le lieu de l’apparition près de la statue de la Vierge et j’ai prié en la remerciant et je lui ai également demandé que ce bonheur dure toute ma vie. Mais Voilà dure réalité, elle est Russe et va bientôt retourner dans son Pays. Alors comment faire pour prolonger notre idylle. Ce bonheur que j’ai longtemps cherché sans le trouver et qui parait soudain si court dans la triste réalité des choses. Le temps de se séparer arrive vite mais Sandrine touchée par notre histoire me propose de prendre mes RTT et mes heures sup. qui cumulés firent une semaine de congé. Pour une semaine de plus avec Katja j’aurais fait n’importe quoi, j’étais ivre de bonheur ! Par chance il restait une place dans le premier TGV pour Paris que j’ai pris à la fin de ma journée. Je dis juste à Katja avant qu’elle ne quitte La Salette que je la rejoindrai à Paris ce soir et que mon train arrivera gare de Lyon à 22H30. Le train durant le voyage prit 30mn de retard et je n’avais pas le téléphone de Katja et je ne savais pas dans quel hôtel ils étaient tous descendus. Et si elle ne m’avait pas attendu… et s’ils sont partis comment faire ? Cela ne peut pas se terminer ainsi ! Non ce n’est pas possible ! Le train arrive enfin en gare et là je cherche partout Katja lorsque soudain je l’aperçus et j'ai cru que mon cœur failli exploser de joie tant j’étais heureux de la retrouver. Nous prîmes un taxi jusqu’à leur hôtel. (Un des pires de Paris). J’ai d’ailleurs fait une promesse à Katja que plus jamais elle ne dormira avec moi dans le futur dans une chambre d’hôtel aussi pourri.
Le début de notre semaine à Paris se déroula très bien entre visites et restaurant, le temps s’écoulait idéalement jusqu’au jour ou Katja eut une forte poussé de fièvre qui la cloua au lit. Inquiet je me précipite donc dans la première pharmacie que je trouve et je ressors avec une multitude de médicament et un thermomètre. Je pris soin de Katja toute la journée. Ses amies faisaient du shoping et nullement préoccupés par la santé de Katja venaient lui montrer leurs achats. Pendant que Katja était à l’agonie eux étaient dans Paris comme des gosses dans un magasin de jouets. Katja se remit deux jours plus tard mais pour elle deux jours de perdus dans Paris. Mais qu’importe. Durant nos conversations on se demandait s’il était possible de se marier tout de suite ici. Loin d’avoir été une idée choquante pour moi je me disais qu’il fallait du temps pour se marier et réunir tous les papiers nécessaires pour le faire, mais que si cela avait été réalisable je l’aurais fait bien volontiers car, de toute façon, nous nous aimions depuis La Salette. Le temps s’écoule jusqu’au moment tant redouté… il faut que je retourne travailler à La Salette. Katja m’accompagne à la gare, nous nous y embrassons, puis de même sur le quai enfin je monte dans le tgv. Avant qu’il ne parte Katja me dit qu’elle m’appellera de la Russie. Je m’installe à ma place, les larmes me montent. Le tgv part, les larmes coulent. Avant elle, je n’avais jamais pleuré pour une fille. Alors c’est sûr c’est bien la femme de ma vie et à cet instant précis j’ai peur de l’avoir perdue à tout jamais. J’ai soudain un tremblement d'effroi. La peur de n’avoir été pour elle qu’un amour de vacance. Le lendemain je reçois un appel commençant par 007 : c’est l’indicatif de la Russie, mon amour m’appelle !
Depuis ce jour et jusque son retour en France je l’ai appelé tous les jours à l’aide de cartes téléphoniques depuis des cabines publiques. Je lui ai envoyé également une, voire deux lettres en plus avec chaque fois du papier et des enveloppes différentes pour que chaque lettre lui paraisse unique. Plus tard dans la saison on évoque à nouveau l’idée de notre mariage… Pendant et après ma saison j’ai pu faire trois voyages en Russie pour rendre visite à Katja lors du troisième nous nous sommes officiellement fiancés. Elle m’a présenté à ses parents et ce que je retiens de son père c’est un peu d’humour noir puisqu’il m’a demandé si j’avais déjà un frigo et un lit. Je lui ai dit bien sûr alors il a rétorqué que c’était le principal. Quant à sa mère elle a tout fait pour me mettre à l’aise en me proposant du thé avec de la confiture, je suis d’ailleurs passé pour un barbare parce que j’ai refusé de boire le thé avec sa confiture. Elle a pris une figure déçue en disant : « il n’aime pas ma confiture ». Je n’ai pas été reçu par ses parents comme un étranger mais comme un proche à qui on offre tout. Son père et sa mère m’avaient préparé un repas typiquement russe que j’ai adoré mais j’ai très peu mangé car je mangeais seul et je ne voulais pas tout manger de peur de vexer.
De retour en France, je décidais de trouver du travail en Suisse pour pouvoir vivre sans la peur du lendemain financièrement. Le 21 juin 2008 Katja arrive à Paris pour vivre et se marier avec moi. Un peu avant le mariage nous sommes retournés en pèlerinage à la Salette accompagnés de ses amies russes. Et le 31 juillet 2008, mon vœu est exaucé : nous sommes mariés et depuis ce jour je n’ai pas cessé d’être heureux à ses côtés.
…Oui ! Il y a bien des miracles à la Salette !
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"Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu'elle a montré beaucoup d'amour. Mais celui à qui l'on pardonne peu montre peu d'amour."
Luc 7, 44-47
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Chapitre VII - blanc
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Des histoires de fous
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..."Solastalgie".
Ce concept, inventé au début des années 2000 par un philosophe australien, décrit une nostalgie d'un type particulier, celle d'un lieu ou l'on se trouve mais dont on sait pourtant qu'il n'existe plus. Ce qui était n'est plus, mais les traces d'un monde disparu en conservent le souvenir aussi solidement que s'il était indemne.
Delphine Horviller / Vivre avec nos morts
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Durant les
années 2000, je me suis rendu seul à Bruges avec ma voiture. J’ai fait tous ces
kilomètres uniquement dans le but de boire une bière. Oui, mais pas n’importe
quelle bière… Une Straffe Hendrix. Une de mes bières préférées. Donc j’arrive
dans le centre-ville, je me gare dans un parking souterrain puis je me rends
sur la place du beffroi. Je m’assois sur le rebord d’un petit muret en me
mêlant à la foule massée là. Je regarde les badauds passer pendant de longs instants et j’apprécie le
moment présent. Soudain un homme me prend en photo avec son portable. Il compose ensuite le numéro d’un de ses amis et lui dit : « Salut c’est
moi ! Eh tu sais quoi ? Je vais t’envoyer une photo… c’est le plus
beau jour de ma vie putain ! ». Il est resté à proximité de moi
quelques instants à me dévisager puis il à poursuivi son chemin, comme si de rien n'était, le sourire aux
lèvres. Je suis resté abasourdis par la situation. Ensuite je me suis rendu dans
un bar et j’ai bu ma Straffe Hendrix et je suis rentré en France.
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Une autre fois à Noyon ma ville natale, je suis allé
rendre visite à mon parrain et ma tante. Je me promenais dans le centre-ville
sur le parvis de la cathédrale lorsqu’un inconnu m’a vu et à dit :
« Non… c‘est toi ? mais qu’est ce que tu fais là ? c’est
incroyable ! je n’y crois pas ! ». Puis il s’est mis à genoux perclus
par l’émotion. Surprit par sa réaction à laquelle je ne m’attendais pas, la
seule chose que je lui ai rétorqué c’est une petite méchanceté indifférente :
« Mais qu’est-ce que ça peut te foutre ? ». Ensuite j’ai
poursuivi mon chemin et je l’ai laissé pantois.
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A Grenoble, je venais de commencer à travailler au CEA. J’étais
dans ma rue à peine sorti de chez moi avec ma femme au bras : Quand
soudain un type avec un appareil photo et un objectif énorme, habillé d’un
brassard presse à son bras, m’a pris en photo à bout portant. Il n’a pas pris
une photo de nous deux marchant dans la rue. Non, seulement moi et mon visage en
gros plan. En somme pourquoi moi ? Après avoir volé son cliché il s’est
empressé de poursuivre son chemin. Nous nous sommes demandé pourquoi il avait fait
ça ? pourquoi moi uniquement ? Puis on s’est dit : - Après tout on s’en
fout, nous on n’est personne. Nous avons alors poursuivi notre chemin en nous disant :
« quel con ! ».
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Un autre jour à Grenoble, je faisais des courses au casino du centre-ville lorsqu’un gars accompagné de sa famille m’a montré du doigt et a dit à sa fille :
- « Tu as vu ? ça ne fait pas cinq minutes qu’on est à
Grenoble et on voit une célébrité. Tu vas être bien ici ma fille… il y a des
stars dans le quartier ».
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Lorsque nous habitions la banlieue française de Genève,
nous sommes allés au muséum d’histoire naturelle de Genève. Devant la porte du musée
il y avait une dizaine d’enfants scouts. Nous marchions tous les deux, main
dans la main, avec Katja en direction de la porte d’entrée. Soudain un des
scouts a dit : " regardez ! c’est le roi et la reine !" et ils
sont venus à notre rencontre en courant en nous entourant. Garçons et filles en
cercle, tous joyeux, heureux, souriant et piaillant. Surprit par la scène, j’étais
si heureux que j’arborais un large sourire. Un des scouts avec une petite voix
timide s’adressa à moi et me demanda si je voulais bien lui acheter un
calendrier des scouts. Soudain mon sourire s’effaça remplacé par la gêne. En
effet, j’ai dû refuser son offre en lui expliquant que cela aurait été bien
volontiers mais que malheureusement je n'ai jamais d’argent liquide sur moi car
en général je règle toujours tout par carte. J’ai ressenti leur déception et la
mienne était bien aussi palpable que la leur. Ils nous ont accompagnés
jusqu’à l’entrée du musée puis ont pris congé de nous.
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Chapitre VIII - orange
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Le dalaï-lama dit qu'il n'y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, seulement des gens qui ne savent pas lire le ciel.
Zoé Brisby / La petite fille qui n'aimait pas Noël
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La bénédiction raté
Genève proche de la rue du Mont-Blanc. Il y
avait des centaines de badauds déambulant tout azimut et pourtant un moine Tibétain s’est dirigé
directement sur moi avec un large sourire. Pourquoi moi ? Il s’est saisi
de ma main et y a placé un petit rectangle doré avec une inscription en tibétain.
Puis il s’est placé en face de moi et attendit quelque chose. Croyant qu’il
voulait de l’argent je me suis fâché et je lui ai rendu son rectangle. Il est
reparti déçu en reculant poliment et en me saluant. Katja m’expliqua qu’il
voulait juste mon écharpe en échange de sa bénédiction. En effet c’est une
pratique courante au Tibet d’offrir une écharpe blanche au dalaï-lama. Il la
porte sur lui ensuite il vous la rend bénie. Je me suis dit : - oups...j’ai fait une
boulette. Puisse-t-il ne pas m’en vouloir et me pardonner.
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L'envie de faire comme tout le monde et de suivre la majorité représente un terreau fertile pour les fanatiques, de même que le culte de la personnalité, l'idéalisation des leaders religieux et des politiques, la fascination qu'exercent les stars du show business et du sport.
Amos Oz / Chers fanatiques
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Chapitre IX - violet
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Une femme ce n'est pas une anorexique qui mange une tomate par jour, tout en ayant une carrière incroyable et en élevant sa progéniture au tout-bio. C'est un coup à finir à l'asile! D'ailleurs personne ne demande à un homme de faire la même chose. Une femme, c'est un esprit, une force, une singularité. Vous incarnez tout cela.
Zoé Brisby / Bons baisers de Copenhague
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En 2018, je me promenais dans Annemasse, seul sans ma femme. Je me suis approché de la librairie Decitre lorsque sur leur devanture j'ai vu qu'aujourd'hui il y avait une séance de dédicace de l'ancien président de la république François Hollande pour son livre : les leçons du pouvoir. il était 9h30 et la séance de dédicace débutait à 10h00. Je me suis dit bon je suis dans les premiers de la file je peux bien attendre une demi heure pour le rencontrer vu que chaque fois qu'il venait au CEA on me mettait en repos où on me blessait volontairement. A l'ouverture de la librairie je me suis saisie de deux de ses livres que je comptait lui faire signer. Le premier pour ma femme et le deuxième pour ma mère. Arrivé à mon tour je salue François Hollande avec respect d'un : - Bonjour Monsieur le président! Il me demande d'épeler le prénom de Katja. J'étais tellement ému de rencontrer mon deuxième président Français que j'en ai été incapable et pour finir il a écrit Katya. Après avoir dédicacé mes deux livres j'ai même eu le droit à ma photo avec le président me serrant la main. D'ailleurs à cet instant de nombreux flash venant de tout les horizons ont éclatés. Je l'ai vivement remercié et j'ai pris congé en direction de la caisse de la librairie le cœur joyeux.
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Pour faire plaisir à Katja, je me suis rendu à la boutique russe de Genève. Je comptais acheter de l’éperlan séché et fumé. Donc arrivé à la boutique je salue le marchand. Ensuite je l’interroge pour savoir s’il avait de l’éperlan. je n’en avais pas vu dans sa vitrine. Il me répond qu’il vient juste d’en recevoir. Il m’invite aussitôt à passer dans l’arrière-cour où se trouve la palette. Il me propose de la déballer avec lui et qu’on cherche ensemble. Au bout de cinq minutes de recherche, son collègue lui dit en russe de me dire qu’il n’y en a pas. Malgré mes faibles notions de russe j’ai compris ses propos. Et le marchand lui répondit en français :
- On ne peut
pas ! c’est pour un mec de la télé !
Puis sorti de nulle part, il me tendit le poisson. Dans ma tête je me suis dit :
- maintenant je suis un mec de la télé!
Hahaha, j’ai ri intérieurement et je suis rentré en France.
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Plus récemment,
je me promenais à Action. J’étais avec ma mère en quête de toiles pour peindre.
Je venais à peine de franchir le tourniquet de l’entrée du magasin... qu’un petit
gamin tout heureux s’exclama tout fort et dit à sa mère :
- Maman ! maman ! regarde c’est le chef !
le tout accompagné d’un doigt pointé sur moi. Sa mère le prit alors vigoureusement par la main, le traîna de force et lui ordonna en le suppliant à voix basse :
- Tais-toi !
Tais-toi ! Mais tais-toi !
J’ai donc agi comme si je n’avais rien entendu et je suis resté
naturel dans le magasin.
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Il y avait des
Japonais sur le bas-côté du passage clouté du pont du mont blanc à Genève. J’étais
sur la voie du milieu en première ligne face aux clous. J’attendais que le feu
passe au vert. Soudain, un des Japonais montre du doigt ma voiture au groupe depuis le
trottoir. Se situant à présent au milieu
du passage, les voilà donc qui me mitraillent de leurs appareils photos. Pourtant
ce n’est pas ma bagnole qui doit les intéresser. En effet, en suisse des
voitures japonaises… il y en a partout. C’est même ce qu’il y a de plus commun.
Puis ils s’esclaffent et crient très fort dans la rue en agitant les bras dans
tous les sens tout heureux de leurs clichés. J’ai dit à Katja :
- ils doivent
me confondre avec une star de leur pays.
J’ai éclaté de rire. Le feu est devenu vert et j’ai poursuivi
mon chemin.
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Dans la gare
d’Annemasse, j’étais dans la salle d’attente assis en attendant la venue de
Katja. Une famille africaine composée d’une dame âgée, d’une maman et de son
fils est arrivée. Elle s’est installée à
côté de moi. Ils étaient vêtus de manteaux d’hivers défraîchis et passés de
mode. Le jeune garçon s’est levé en direction du distributeur automatique. Puis
s’est mis à pleurer en disant :
- Maman… j’ai faaaaim !
J’ai ressenti la peine de
sa mère, le visage résigné, ne pouvant le contenté. Je me suis levé et j’ai
rejoint le garçon. Je lui ai frotté la tête gentiment et je lui ai demandé ce qui
lui ferai plaisir. Il me désigna des bonbons Haribo multicolores. Je place donc
une pièce de deux euros dans la machine. Je compose le code de ses bonbons. Enfin,
je lui remets modestement son trésor. En lui caressant la tête j’ai observé
qu’il avait de la fièvre. Sa mère le gronda et lui demanda de me remercier. Je
lui ai répliqué :
- Ce n’est pas
grave, ce n’est pas grand-chose et ce n’est qu’un enfant.
Et puis tout le monde retourna s’assoir à sa place respective.
Le petit heureux grignotait ses bonbons lorsque soudain je vis la mère piocher une
grosse poignée de bonbon et les engloutir. Je propose alors quelque chose à
manger à la mère et la personne âgée. Mais j’ai essuyé leurs refus. Elles
étaient gênées. Soudain le passager derrière moi m’apostropha et me dit :
- Tu ne peux
aider qu’une seule personne par jour… c’est la loi !
Je n’ai pas compris le
sens de ses propos. Puis Katja est arrivée et nous avons quitté la gare.
J'ai tellement peur que la vie me fasse encore souffrir que j'ai cessé de vivre.
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Chapitre X - gris
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Mais j'avais aussi l'impression que peu importe où j'allais, ou combien de livres j'avais lu, je ne savais toujours rien, je ne voyais toujours rien. C'est ça la vie. On avance, sans vraiment savoir où on va.
Satoshi Yagisawa / La librairie Morisaki
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Esquisse sur toile
Juin 2024 Valence
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Centre-ville d'Annemasse en 2018, je venais de m'acheter une baguette de pain et je reprenais le chemin du retour. Devant moi, il y avait un curé vêtu d'une soutane noir. Il revenait du marché avec un sac de provisions dans sa main gauche. Soudain, il croise une mendiante sur le perron d'une petite maison. Elle lui tend la main pour l'aumône. Le curé, sans prendre le temps de s'arrêter, lui adresse un signe de croix rapide de sa main droite, tout en poursuivant son chemin. Puis la voilà qui me demande l'aumône à mon tour.
je lui réponds : - Je n'ai jamais d'argent liquide sur moi, désolé !
Elle me dit alors : - J'ai faim monsieur !
Sans hésiter, j'ai saisi ma baguette et je lui en ai donné la moitié. Elle s'est littéralement jetée sur le pain pour le manger tout en me remerciant et en me disant :
- Dieu te bénisse !
J'ai songé au curé et je me suis demandé qui était meilleur chrétien : lui qui ne s'était pas arrêté et qui l'avait simplement bénie, ne lui adressant à peine qu'un furtif regard en tenant fermement son sac de provisions rempli. (Et cette personne n'a certainement même pas honte d'elle-même en se permettant de demander la charité chaque dimanche à ses ouailles pour les pauvres). Ou moi ?... Qui avait juste de quoi m'acheter du bon pain (pour une fois) à la boulangerie et qui ait partagé la moitié de mon pain avec elle… qui avait faim?
Je préfère agir en chrétien et recevoir la bénédiction de cette personne dans le besoin plutôt qu'une bénédiction de ce genre de curé dans une église.
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Les cadeaux sont donnés pour le plaisir de celui qui les offre, pas pour les mérites de celui qui les reçoit.
Carlos Ruiz Zafon / L'ombre du vent
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B.O Les Choristes / Vois Sur Ton Chemin
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Chapitre XI - marron
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Cet amour à l'écart du temps, c'est ce que nous devrions tous espérer ! Le seul qui nous est véritablement offert par Dieu. Mais nous sommes rarement capable de le recevoir.
Andreï Makine / L'ancien calendrier d'un amour
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Je ressens la citation au plus profond de moi. Cela fait 5 ans que j'ai perdu mon amour et je sais qu'un tel amour n'arrive qu'une seule fois dans une vie.
J'ai eu le privilège de rencontrer Makine. C'était à Grenoble lors de la sortie de son livre : l'archipel d'une autre vie. C'est un homme imposant qui force le respect. D'ailleurs une dame qui l'avait interrompu en lui posant une question durant sa conférence en a fait les frais. C'est avec une voix grave et un fort accent russe qu'il lui a rétorqué : - Madame… Ici c'est moi qui parle ! Ce qui a surpris l'auditoire qui l'écouta désormais dans un silence quasi religieux. Je garde un souvenir mémorable de cette rencontre et je demeure un fidèle lecteur de ses ouvrages.
Makine dans la librairie "le square" à Grenoble en 2016
(photo crédits L.Lecocq)
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Nous passons notre existence à chercher désespérément quelqu'un qui nous aimera, nous nous croyons généreux, vrais et droits, alors la vie nous paraît injuste quand après tant de recherches, nous devons affronter de longues périodes de solitude.
Paulo Coelho / le Don suprême
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Chapitre XII - turquoise
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(Au sujet des migrants fuyant leurs pays en guerre)
Et toi, si ton pays était en guerre… Est-ce que tu ne ferais pas n'importe quoi pour mettre ta femme et tes enfants à l'abri ?
Ludovic Lecocq / (conversation avec mon père)
De nos jours…
Nous voyons poindre la guerre à nos portes dans toutes les directions : avec la Syrie, puis au sud avec le Mali. Elle se rapproche inexorablement. Maintenant, elle est à nos portes avec la guerre en Ukraine. Nous sommes à un cheveu de la guerre mondiale. Alors à tout ceux qui confondent les migrants économiques (non choisis par les français et le plus souvent sans qualifications ni éducations)… aux réfugiés de guerres. Je vous renvois à ma citation précédente issue d'une conversation avec mon père: "Et toi, si ton pays était en guerre… Est-ce que tu ne ferais pas n'importe quoi pour mettre ta femme et tes enfants à l'abri ?" Alors je vous le dis : - jouissez d'avoir un pays encore en paix! Et pour les "va t'en guerre" je vous invite à lire le livre de Antoine Wauters / Mahmoud ou la montée des eaux qui est un roman qui parle de la Syrie jusqu'à la guerre civile. C'est un roman écrit comme une poésie. Un philosophe a dit : un livre, c'est la seule chose qui ne se vole pas. Ceux qui lisent ne volent pas et ceux qui volent ne lisent pas ! Pour ceux qui n'aime pas lire, en juin 2023 sortira le film d'animation Dounia et la princesse d'Alep en DVD qui parle de l'exode des réfugiés de guerre. Ce film est une véritable gifle et une leçon aux idées reçus sur les véritables candidats à l'asile politique.
Corneille / Parcequ'on Vient de Loin
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La terre vous la voulez Bleue ?
Bleue ou bien Cuite / Mathieu Lamboley
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"J'ai assisté à une conférence à l'étranger", as-tu dit. "Elle était donné par un homme qui affirmait fièrement que nous étions les héritiers, les descendants des prophètes. Il fallait corriger immédiatement son propos : non, nous ne sommes pas les descendants des prophètes car la plupart d'entre eux n'ont pas eu de descendance. Mais nous sommes les héritiers de ceux qui leur ont jeté des pierres pour qu'ils se taisent."
Amos Oz / Jésus et Judas
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Et il en fut ainsi de tous les prophètes de nos histoires sacrées, de tous les hommes du changement, qui viennent toujours " trop tôt " dire au monde qu'il pourrait en être autrement, plus tard. Il faut alors faire taire leur voix car elle n'est pas " à la bonne heure ".
Rabbin Delphine Horvilleur / Préface du livre de Amos Oz… Jésus et Judas
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Chapitre XIII - indigo
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Tout le monde rêve de mourir dans son sommeil. cela semble la mort la plus sereine mais n'est ce pas, au contraire, la plus traitresse?
Zoé Brisby / Les mauvaises épouses
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j'ai demandé aux gens que j'aime ce qu'ils pourraient dire lors de mon enterrement. - Une seule - personne m'a répondu, il s'agit de mon ex-femme et elle m'a envoyée une poésie. Tous les autres n'avaient soit disant pas le temps ou m'ont ignoré et n'ont même pas pris la peine de me répondre. Sont ils dignes de l'amour que je leurs porte en fait ? Alors merci Katja!
Ennuie et tristesse
Ennui et tristesse… A qui donnerai-je la main
A l'heure où plus rien ne nous leurre
Désirs? A quoi bon désirer constamment en vain?
Et l'heure s'en va - la meilleure.
Aimer - mais qui donc? A quoi bon - ces amours pour un jour?
Que dure l'amour le plus tendre?
Je sonde mon cœur. Ce qui fut, est parti sans retour,
et tout ce qui est n'est que cendre.
Je vois mes passions, sous la faux de la froide raison
Gisant - comme des tiges éparses.
Oh, vie! Soupirs et plaisirs et retour des saisons -
Oh, vie, tu n'es qu'une farce.
Mikhaïl Lermontov
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Il mourut, aussi tranquillement, Dieu soit loué pour cette miséricorde, qu'un oiseau se tait après avoir bien chanté et bien volé tout le jour.
J. M. Eça de Queiroz / 202, Champs Elysée
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Il n'est pas morbide ni déprimant de contempler sa propre mort. C'est plutôt l'opposé ! C'est vraiment quand nous avons fait face à la réalité de notre propre mort que nous savons comment vivre.
Bouddha
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"Ne restez pas à pleurer devant ma tombe,
je n’y suis pas, je n’y dors pas.
Je suis un millier de vents qui soufflent,
Je suis le scintillement du diamant sur la neige,
Je suis la lumière du soleil sur le grain mûr,
Je suis la douce pluie d’automne,
Je suis le silence du matin,
Je suis dans la course gracieuse
Des magnifiques oiseaux qui volent,
Je suis la douce étoile qui brille la nuit.
Je suis dans chaque fleur qui s’épanouit,
Je suis dans une pièce tranquille.
Je suis dans chaque oiseau qui chante,
Je suis dans chaque belle chose.
Ne vous tenez pas devant ma tombe en pleurant,
Je n’y suis pas. Je ne suis pas mort."
Mary Élisabeth Frye
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Chapitre XIV - pourpre
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Conclusion
Ce que tu peins, c'est pour toi, c'est pour les autres. Chaque personne trouvera sans aucun doute une toile qui la concernera. Révèle tes œuvres au monde.
Michiko Aoyama / Un jeudi saveur chocolat
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Huile sur toile
Octobre 2023 Valence
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Le peintre qui est joyeux ou de bonne humeur ne pourra jamais représenter le beau. Il faut une âme au tableau. Et pour la peindre il faut que l'artiste exprime sa mélancolie. C'est ainsi que le beau est transposé. Il s'agit de montrer l'instant au moment de l'inspiration. Si l'auteur est mélancolique ou triste, il cherchera à recréer son monde idéal...sa beauté.
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Dès que vous avez compris qu'il est partout difficile de vivre, alors naît la poésie et advient la peinture.
Natsumé Sôseki / Oreiller d'herbes
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TK421 et TK710 garde le Millenium. Attiré par Han Solo ils sont tués. L'armure de TK421 Servira à Luke Pour infiltrer l'étoile de la mort et libérer Leia Ôrgana.
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